avril 9, 2020 7:52

Chroniques de la Cordillère


Fraîchement débarqués de Guayaquil, nous partons “todo recto” , têtes dans le guidon, sur les 90 km qui nous séparent du pied de la légendaire Cordillère des Andes.

Premier bivouac et première rencontre inattendue. Les sand-flies, de petits êtres ailés d’à peine 3 millimètres doté d’un féroce appétit nous chuchotent toute la nuit qu’on est sur leur terrain de jeu en s’attaquant sans relâche à nos pieds, et à nos chevilles. Au réveil, le décompte des piqûres est interminable, nous nous pressons d’enfourcher nos vélos pour échapper aux essaims qui ne devrait plus sévir en altitude.

Nous entrons alors rapidement dans le vif du sujet en attaquant les premières pentes des contreforts de la Cordillère.  On prend rapidement conscience qu’en Équateur les cabinets de géomètres n’existent pas ou du moins ils ont dûs fermés faute d’avoir été écouté! La route, suit simplement la ligne de plus forte pente … En même temps, vu le coût du kilomètre d’asphalte, ils ont dû faire de sacrées économies.

Dommage pour nous… Petit plateau et gros pignon seront de mise pour plusieurs jours. Nous prenons également conscience d’un détail non négligeable : dans la Cordillère les montées et descentes font entre 30 et 60 km ce qui signifie qu’on passe en règle général deux jours dans une montée et parfois un peu plus d’une heure dans une descente !

Le Mont Ventoux, à côté, c’est des paillettes pour poissons rouges :).

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Cet article a été écrit par Alizée Conraud

2 commentaires

Béatrice CONRAUD-VINé

Quel courage de faire tous ces lacets qui vous emmènent aux divers sommets de la cordillère des Andes. Est-ce que les descentes en 1h00 ne vous ont pas détruit les tympans?

6 mois ago

Anne Audoux

Superbe récit! J'ai hâte de découvrir la suite...

6 mois ago

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