juin 10, 2020 10:36

Traversée des Pyrénées à pieds avec bébé

En gare de Montpellier ⏱

5h30 : Le réveil sonne! Ça doit être une erreur. Personne ne se sent concerné…

6h : Tout le monde est sur le quai, les yeux collés, dans la rue. Aucune contrepèterie à signaler.

8h : Ariane, pour son premier voyage en train, baptise les toilettes de sa production 2.0. Son meilleur crû. Ses parents heureux de ne pas changer de couche toute pourrie la félicitent pour son initiative.

8h10 : Il est temps de reconnaître le somptueux travail des agents d’entretien des trains et de baptiser à son tour la sublime moquette rococo datant du siècle dernier d’un peu de biscuit-bio-pour-enfant-qui-fait-ses-dents.

8h15 : la prise de conscience est douloureuse. Nous sommes de ses parents indignes qui prennent le train avec leur nourrisson sans masque taille bébé susceptible de râler à n’importe quel moment. Nous relevons quelques œillades  souriantes.

8h40 : Echange avec un ex-banlieusard qui va intégrer l’armée à Perpignan pour passer quelques permis, après avoir câblé des groupes électrogènes pour Airbus. Il nous offre sa meilleure citation. « L’argent c’est qu’un score. Il suffit d’un code et d’un piratage bancaire pour te rendre millionnaire. Moi je ne sais pas si j’ai 30 € sur mon compte mais je suis heureux et en bonne santé c’est tout ce qui compte! »

Les pieds sur terre il sort et s’en va rejoindre son armée de prédilection, en nous lançant un « bonne balade »!

8h51 : Ariane vient de retourner tous ses biscuits déjà en miettes. C’est tranché les agents d’entretien vont nous détester …

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9h50 : À la descente du train, un vent frais nous accueille et nous rappelle que nous sommes bien arrivés dans les Pyrénées!

Ambiance!

10h : Les orteils dans l’eau puis le corps tout entier, nous faisons nos aurevoirs à notre chère mer qui nous manquera si les lacs croisés ne sont pas à sa hauteur, mais nous en doutons. 

De toute façon, nous faisons route vers l’Ocean!

10h30 : Petite douche à l’eau claire avant de partir histoire de ne pas laisser l’eau iodée faire concurrence à la transpiration.

11h : Arrêt course pendant la sieste d’Ariane la bienheureuse. 

12h : 

Nous surplombons la mer très rapidement  et nous éloignons tranquillement sur les hauteurs de Banyuls. La vue est formidable le ciel se dégage peu à peu nous sommes aux anges!

13 h : Le vent ne montre aucun signe de faiblesse. Bien au contraire! 

17h : Nous atteignons une superbe source qui nous permet de remplir nos outres vides et nous offre une lessive et une douche réconfortante.

18h : Nous arrivons au col en plein vent! Nous cherchons notre bivouac à l’abri des rochers. Nous apercevons un refuge troglodyte vitré : l’insolite refuge de Tomy et Maurice. Nous hésitons un peu devant l’étroitesse du lieu mais voyant la température fraîchir, le vent forcir et sachant la logistique qui sera la nôtre demain matin pour lever le camp nous décidons à l’unanimité de dormir à l’intérieur de cette petite grotte.

20h : Ce soir ce sera semoule tomate sur son lit d’épices! Autant dire de la grosse cuisine de bivouac!

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Cet article a été écrit par Alizée Conraud

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