juillet 2, 2020 5:12

Traversée des Pyrénées à pieds avec bébé

8h : Réveil parmi les pêcheurs. Ils rentrent bredouilles de leur énième aller-retour vers leurs cannes. Le moral dans les chaussettes, ils décident d’abréger leurs souffrances. La décision est prise de quitter les lieux sur le champ!

8h10 : Généreux dans l’âme, ils nous offrent coquillettes 3 min, râpé bio, et tranches de poulet sous vide. Pour nous la pêche a été bonne !

10 h : Nous croisons les étudiants de la rue de l’Ulm qui s’inquiétaient pour nous, après avoir vécu maintes péripéties dans la descente du Carlit. Nous les rassurons par notre présence et leur souhaitons un bon retour vers la capitale.

10h30 : Première montée de la journée de 200 m de dénivelé. Pensée intérieure : « Tu sais ce qui est plus dure qu’une journée au cours de laquelle tu te fais le Carlit? La journée d’après ! »

10h45 : Nous calons dans la montée. Une barre chocolatée dans chaque main, nous regardons les marmottes se cacher sous les pierres. Et la marmotte…. mais bien sûr!

13h : Nous arrivons aux abords d’un refuge gardé. L’ambiance n’est pas folle, le site ne donne pas forcément envie de prolonger la découverte. Nous commandons un coca pour accompagner notre pique-nique riche en calories, afin d’ affronter la dernière montée de la journée. Derrière c’est 1200 m de dénivelé négatif qui nous attendent.

14h : Nous atteignons le sommet de notre étape. Juste après avoir passé le col, deux éclairs nous accueillent. Nous devenons blêmes, pressons le pas, lançons des œillades en tous sens pour repérer un endroit pour poser notre tente et s’y réfugier. Nous passons plusieurs pierriers. Malheur à nous : Le sommet est parfaitement minéral!

14h15 : Nous repérons un carré d’herbe en pente. Lyzou insiste pour s’arrêter. Après étude rapide et succincte du spot, nous sortons la tente, les sardines et nos capes de pluie.

14h20 : Nous attaquons une nouvelle barre chocolatée en se consolant devant un Friends! Vous l’aurez compris un épisode de notre série préférée et notre cerveau replonge dans le connu, le prévu, le confortable. C’est en quelque sorte notre monnaie d’échange avec nos systèmes nerveux centraux.

16 h : Nous repartons vers la plaine – le cœur plein d’espoir – histoire de trouver un endroit plus propice au bivouac.

19h : Nous atteignons les sources d’eau chaude situées juste au-dessus du village. Les cloches sonnent l’heure de l’apéro… c’est l’heure de planter !

20h : Comble du comble. Ce soir, on se douche à l’eau froide à 50m des baignoires d’eau sulfureuse.

21h25 : Ariane mange ses coquillettes en faisant des galipettes partout dans la tente. Dire qu’elle a attendu ce moment toute la journée, difficile de réfréner ses ardeurs. On se surprend à lui dire : « Ariane, arrête un peu de jouer en mangeant, on n’est pas au MacDo… »True story!

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Cet article a été écrit par Alizée Conraud

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