août 7, 2020 6:18

Traversée des Pyrénées à pieds avec bébé

8h30 : On décolle du camp, accompagné par le fantôme de Johnny H. qui nous susurre un vigoureux « Optic 3000 » 😎au creux de l’oreille. Aujourd’hui, on suit les conseils avisés de l’incontournable Kiki d’Aulus. Ce dernier nous a vivement conseillé de 👉 monter au sommet de Néouvielle 🗻, afin d’inaugurer notre premier 3000 en famille.

16h30 : Le soleil cogne dur au-dessus de nos têtes. Le névé, par effet albédo, nous brûle le visage. Notre nez, nos pommettes et notre cou photosynthétisent le rouge…

16h45 : Dernière ligne droite. Nous déposons notre sac de rando et allégeons le porte-bébé d’Ariane. La dernière partie de cette ascension, commençant par un long nevé est particulièrement raide. La décision d’enlever le coussin rembourré de sacs de couchage de notre👸🏼 ne lui plaît guère : Ariane pousse de longues plaintes dans la montée… 😫

16h50 : On vient de réaliser qu’il est déjà très tard et qu’il reste encore beaucoup de chemin jusqu’au bivouac, une fois le sommet atteint.

16h51 : En bon parents irresponsables, nous prenons la décision de rebrousser chemin. Le 3000 ce ne sera pas pour aujourd’hui !😕😕😕

16h52 : Jérôme, en « faux blond » de son état, entame la descente en ski-basket…. une discipline peu recommandée avec un bébé sur le dos… ⛷Lyzou supervisant la scène, lui prie d’arrêter…🙏 …Pas envie d’attendre 2h l’hélico et de mettre fin à notre traversée sur ce névé! 😡

17h02 : La suite de la rando se dessinant sous nos yeux – avant le confortable bivouac – n’est pas des plus réjouissantes. Il s’agit maintenant de remonter sur 100D+ pour atteindre la brèche de Chausenque, avant de basculer de l’autre côté et découvrir l’envers du décor…

17h30 : La petite famille enjambe la brèche et fait face, sans surprise, à un paysage désolé, un théâtre minéral vertical peu emprunté, où la roche a été fortement arenisée 😱😱 .

17h31 : En même temps, une véritable brèche se doit d’être scabreuse des deux côtés, sinon elle perdrait tristement son nom…☝🏻🤓

17h32 : Pour ajouter du réalisme à la scène, on aimerait rapporter qu’Ariane se cramponnait de part et d’autre de son porte-bébé, alors qu’un vacarme de roches s’entrechoquant se jouait sous les pieds de son courageux porteur.Mais, la belle s’était doucement laissée glisser dans les bras de Morphée, la bouche grande ouverte, le filet de bave en sortant 😴

18h32 : Après avoir repris plusieurs fois notre respiration et passé plus d’1 heure sur les raides pentes de la brèche, nous atteignons un immense chaos de blocs, les lacs en ligne de mire.

18h45 : Nos années d’entraînement sur les digues de Palavas-les-flots nous servent enfin! Il est l’heure de briller… Avec prudence, mais aussi avec brillance…☝🏻

19h00 : Une célèbre citation de Benoit Poelvoorde dans [Les randonneurs] nous revient à l’esprit : « la marche est une succession de chutes rattrapées et de déséquilibres compensés. » 😛🙃

19h22 : Le camp est installé! Morale de la journée : on n’aura pas fait de 3000, mais ça aura quand même été a hell of a day !

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Cet article a été écrit par Alizée Conraud

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